Une absence viscérale

Explorations non duelles - page120 : "Cause et conséquence sont indissociables au même titre que la queue et le museau d'un cheval font partie du même animal. Cause et conséquence décrivent ensemble l'animal "Histoire”.


Sébastien : Là ça bugue. J'entends l'invitation qui suit dans le texte (pour en finir vraiment avec la question des causes et conséquences, la meilleure réponse à donner qui va te faire bondir est "qu'importe") et en effet qu'importe après tout, mais est-ce que tout simplement il ne serait pas plus juste de dire que le mental ne pourra de toute façon jamais comprendre ce qui est exprimé dès lors que l'on supprime le temps horloge de l'équation ?


Je peux entendre la vérité derrière l'affirmation "le temps n'existe pas s'il n'y a pas de pensées pour le créer" mais ça ne peut être qu'une compréhension intuitive plutôt qu'intellectuelle car le mental ne peut vraiment saisir la chose.


Didier : C’est une possibilité de lecture, mais j’y ressens une forme de "lâcheté intellectuelle", une forme de “laisse tomber, ce n’est pas pour comprendre” qui laisse une incompréhension sous-jacente quasi invisible, et donc une forme d’élément “extérieur” , et voilà : Maya a gagné la partie. 🍹


Le “qu’importe” est plutôt du domaine de ce que Ramesh lançait comme une bombe à l’occasion : “Who wants to know?” = Qui-donc veut/peut savoir ?


Ce n’est pas que le mental ne pourra jamais comprendre. C’est que le mental (quand il est vu dans toute sa nudité) est juste un amas de pensées, UN OBJET, un CONCEPT. Il n’a jamais rien compris. Les soi-disant “compréhensions” ou “sens de l’histoire” sont juste d'autres pensées, d'autres objets.

Donc, ce qui est découvert (en bout de course) est l’absence d’un moi/mental/point de vue/quelqu'un qui pourrait/aurait besoin de comprendre. C’est là que le “qu’importe” apparaît, non pas un "laisse béton", mais une absence VISCERALE de ce “quelqu’un" qui aurait besoin/envie de comprendre.