A propos ... du vaccin

Richèle: Le fait que je ne sois pas vaccinée m’éloigne de beaucoup d’amis car ici on ne peut aller presque nul part sans le passeport vaccinal. Alors je regarde mon conjoint qui est vacciné sortir ici et là et parler de voyage et je me place automatiquement en retrait et c’est là que je me demande vraiment ce qui se passe et pourquoi je ne vais pas me faire vacciner.


Et la vérité c’est que j’ai peur du vaccin. Je sens que tout ne tient qu’à un fil et je suis pas mal perdue finalement...


Didier: Ta position n'est pas du tout confortable. Je ne vais pas commenter les bienfaits ou méfaits du vaccin, je reste dans la ligne exprimée si justement par Gilles Farcet: "La culture des opinions confondue avec la recherche de la vérité constitue une immense tragédie.”


La partie la plus importante de ton message est ce ressenti de peur. La peur pourrait de fait être générée par une infinité de situations et de raisons différentes. Mais en ce moment, la peur du vaccin est la partie visible de l’iceberg de la peur.


Dans un premier temps, dans tous les cas, c’est une peur à explorer pour “toi-même”, pas pour ta famille par exemple. Elle doit d’abord être résolue en cet intimité de “soi-même” et devient ensuite naturellement applicable à la totalité de ce “champ de conscience”.


Il n’y a qu’une peur fondamentale, celle de la mort, qui prend la forme d’une peur de souffrir, de ne plus être là pour les "autres”, de ne plus “profiter” de la vie. Et il se trouve que la proposition de la non dualité est l’antidote, car elle décrit effectivement une forme de mort (pas physique bien sûr) de laquelle “nous” ne revenons pas. Ensuite, tout ce qui apparaît, se raconte, est juste cadeau ! La cerise sur le gâteau...


En cette mort "de notre vivant", les effets positifs ou négatifs de tout ce qui apparaît sans exception aucune ne sont qu’une forme d’aventure, tant qu’elle se poursuit, et ceci quel que soit le narratif. Ce point de vue qui dit qu’un narratif particulier (ici la vaccination) est une forme d'agression envers “moi” perd toute réalité.


Il ne reste qu’une confiance absolue, bien au delà de la confiance de quelqu’un envers le “plan divin”. Rien ni personne ne peut réellement être en danger. Cela n’empêche pas le personnage d’être “pour” ou “contre” la vaccination, en fonction des "éléments en présence" connus, mais surtout des éléments inconnus; et de changer d'avis dans un sens ou dans l'autre.


Donc la plus grande pente du “torrent de la Vie” sera toujours la pensée suivante, la décision suivante, l’action suivante, sans la moindre possibilité de doute ni de peur. On ne peut jamais jamais jamais se tromper, car cette personne qui pourrait se tromper n’existe pas.


Voilà en quelques mots une possibilité de sortie de ta "roue de hamster”.