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A quoi bon ?

Evelyne : une phrase prononcée par un enseignant lors d'un entretien privé, une réponse à une question que "je" regrette lui avoir posée. Il m'a dit "L'éveil sera peut-être pour cette vie-là, le voile est fin". De ce "peut-être", qui m'a foudroyée, je n'ai entendu que la possibilité du non. Ce que j'aurais voulu entendre, c'est que le bout du chemin était pour demain. De là est né un immense découragement. A quoi bon ?


Didier : Il est peut être décevant d’entendre ces mots. Quand Ramesh Balsekar livrait parfois de manière factuelle les "statistiques de l’Eveil", ce n’était ni réjouissant ni encourageant pour nous autres, chercheurs.


Mais en fait aucun enseignant, Pierre, Paul, Jacques ou Didier, ne donne ce type de message - quelle que soit la forme décourageante - dans le but de décourager un chercheur ou de se positionner en tant que Sachant. Il n’y a en réalité que cette Vie-Evelyne qui se parle à elle-même et va trouver ainsi les moyens de se dé-sidentifier d'une "Evelyne-Eveillée-plus-tard".


Cette représentation d'une "Evelyne-Eveillée-plus-tard" est ce qui fait toujours rater la porte d’entrée du maintenant, car cela entretient la croyance que "quelqu’un” - ici Evelyne- va/doit s’éveiller tôt ou tard.


La proposition de la non dualité est que "Cela qui est" ici (non spatial) et maintenant (non temporel) est déjà et toujours notre vécu intime, en l’absence total d’un rêve d’une Evelyne qui va s'éveiller demain ou plus tard, voire pire dans une prochaine vie...


C’est donc un outil à l’oeuvre, tout va bien !

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