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Maya n'abuse-t-elle pas un peu ?

Dom: Se réveiller tous les jours le matin avec des idées de suicide est peut être une bonne intuition du point de vue d'un moi imaginaire 🤔😄, c'est cependant douloureux et pesant dans une vie sociale qui devient quasiment impossible. D'autant plus que l'émerveillement du jaillissement permanent de la vie reste présent en dehors de cela.


La non dualité, qui est une épine utilisée pour en sortir une autre, crée parfois cette schizophrénie d'être certain d'un côté par la compréhension qu'il n'y a que conscience et d'un autre de plonger dans le film d'horreur.


L'image que cela m'inspire: un type sort d'un attentat en titubant et les vêtements en lambeaux, en disant :"Tout va bien, il n'y a personne "... Ou encore: "Bonjour tu as bien dormi ? " "Oui oui, juste une petite envie de mourir, mais ça va.... "

Franchement, Maya abuse !


Didier: La description de ton "état des lieux” est assez extrême, mais finalement très ordinaire. C’est quelque part ce que l'on appelle généralement la condition humaine, dans ce cas précis impactée par une compréhension intuitive.


Mais voilà, ton approche, toute raisonnable qu’elle soit, de faire muter cette compréhension d’intuitive à une compréhension vécue, est aussi l’œuvre de Maya…


Elle génère - et ré-génère en permanence - “celui” qui aurait "pas trop mal compris" et qui "comprendra complètement un jour, de préférence dans pas longtemps, inch Allah”. Cette représentation est la raison principale du cauchemar qui se répète au réveil chaque matin, et exige des efforts pour apparemment devoir “revenir”... à la Source que tu es vraiment"!


A cet endroit, il n’y a rien d’autre à faire que ce que tu fais déjà. Ce serait comme prendre un cachet d’aspirine pour atténuer un mal de dent, sans en soigner la cause. Il faut en reprendre régulièrement.


Ma proposition va toujours être de refermer et classer le dossier “moi imaginaire” une fois pour toutes uniquement dans les moments de paix, de silence, de grâce, et pas quand ce "moi" que je crois être est contracté, quand cette contraction est par trop présente, voire insupportable. Toutes "mes" activités entreprises "par moi" dans le but de résoudre un problème qui "me" concerne est une activité pour "moi"; et "me" voilà reparti pour un tour ! 😉.


C'est en ces “moments" de grâce où le "moi" est décontracté - ces moments sont bien plus nombreux que l'on ne croit - qui ne demandent rien de particulier parce qu’ils sont vécus comme parfaits, que le saut quantique a les meilleurs chances de se faire: arriver sans équivoque à cette conclusion effroyable et totale de ta propre absence en tant que personne. Sans raison aucune. Pas “pour”quelque chose ou quelqu'un, inexplicablement.


Dom: Oui carrément! Dans les moments de paix, tout paraît si clair qu'il est même cru que la recherche est terminée. Il ne reste alors qu'observation vécue dans une jubilation tranquille : la danse de la vie.


Didier: Tu as bien entendu Dom, mais tu n'as pas vraiment compris. Je te parle d'un saut quantique vers quelque chose de fondamental, d'abyssal, et tu me décris des “moments de paix”. Ce dont je parle n'est lié ni au temps, ni à l’espace, ni à aucun script d’existence. Cette Conclusion est “antérieure" et comprend tout type de vécu, d’expérience.


N'y aurait-il pas encore une forme d’hypnotisme à l’idée d'une vie éveillée? 😉

Celui qui pourrait s’éveiller et vivre en paix (ou pas) n'est qu'un mirage, il n’existe pas…




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