Récapitulatif

Dom: Je récapitule : il n'existe rien, aucun monde, en dehors de la conscience qui se connaît en totalité. Et nous sommes cette Conscience !


Didier: Conscience ne se connaît qu’à travers une “limitation” du champ infini du possible, c’est-à-dire une histoire limitée parmi une infinité d’histoires infiniment limitées. Donc, vécu du point de vue de l’une de ces histoires limitées parmi une infinité d'histoires infiniment limitées, ce n’est absolument pas la Totalité.


Dom: Et pourtant, tu dis que nous sommes cette conscience ?


Didier: Oui, nous sommes cette conscience dans la forme pointée par cette évidence “Je Suis”, cette unique “matière” non manifestée, potentielle, et non pas dans une "quantité" d’histoires.


Dom: Comment se fait-il alors que la totalité ne soit pas accessible à mes perceptions ?


Didier: Du point de vue Dom, il y a un monde apparemment cohérent, c’est en quelque sorte une expression de la Totalité. C’est la Totalité au niveau potentiel s’actualisant par le temps et l’espace, à un “endroit” et un “moment” particulier et précis (une supposition de la Source). Mais de ce point de vue Dom, ce n’est pas la totalité des mondes possibles, c’est une manifestation particulière spécifique .


Dom: Tokyo existe-t-il alors que je ne le perçois pas ?


Didier: Cela dépend de la définition du mot “existence". De par son origine, "ex-istence" veut dire "hors de”, donc “hors du" potentiel infini non manifesté.

Tokyo n’est pas autre chose qu’une forme particulière spécifique (pot) de cette unique “matière” (argile).


Donc Tokyo n'existe pas vraiment indépendemment de cette "matière conscience", en d'autres termes Tokyo n'existe jamais comme un “substrat objectif”.


Dom: A quoi sert-il d'affirmer "je suis conscience qui est tout" alors même que mes perceptions sont si limitées ?


Didier: "Je suis Conscience" est un jaillissement, un acte créateur, sans dimension, maintenant. Cela ne concerne absolument pas “conscience de….” et toute la liste infinie des “objets de conscience”. 😃